Dates

Genève: Victoria Hall, 21 janvier 2020

Valentina Lisitsa – piano: 21 janvier 2020, Victoria Hall

De retour à Genève après quelques années d’absence, Valentina Lisitsa, nous propose un récital unique autour de Beethoven, Rachmaninov et Tchaikovsky.

Représentante de la grande école russe, Valentina est une pianiste hors pair, dont la musicalité est portée par une prodigieuse technique et précision.

Ses récitals sont tous très attendus, surtout lorsqu’elle lance un nouvel enregistrement, comme c’est la cas maintenant, avec l’intégrale de la musique pour piano de Tchaikovsky chez Decca.

Au programme de Genève, Valentina rend hommage à Beethoven, dans l’année qui célèbre les 250 ans de sa naissance. Puis, elle joue Rachmaninov, sa première passion. De son dernier opus dédié à Tchaikovsky, Valentina nous livrera les fameuses Suites tirées du ballet Le Casse-Noisette.

Masterclass et rencontres sont aussi organisés lors de sa venue.

Quelques critiques:

Valentina Lisitsa en récital au Théâtre des Champs-Élysées
Par Florence Michel le 31 janvier 2019 @ 5h09 dans Concerts,La Scène,Musique de chambre et récital 

Sur la lancée de son intégrale Tchaïkovski consacrée aux oeuvres pour piano solo, la pianiste Valentina Lisitsa était de retour sur la
scène du Théâtre des Champs-Élysées, dans un programme aussi original qu’exigeant.
La Marche Slave constitue la première pépite de ce concert hors des sentiers battus. Cette pièce dévoile un lyrisme dont l’inspiration puise dans le folklore serbe et met en lumière une écriture riche, notamment du point du vue de sa polyphonie et du traitement des timbres. L’instrument déploie en effet un éventail dynamique et harmonique qui n’a rien à envier à l’orchestre. Le jeu de Valentina Lisitsa porte une attention toute particulière aux textures ainsi qu’à la clarté des voix. Sa main gauche fait des merveilles dans la relance et la précision des attaques. On admire les parties quasi orchestrales qui exploitent avec couleur l’aspect solennel et brillant, soulignent son caractère festif dès qu’un motif de danse populaire se fait entendre.
Le public faisant preuve d’un silence religieux, cette grande qualité d’écoute crée d’emblée une atmosphère recueillie mais aussi intimiste qui sera constante tout au long de la soirée.
À la place des 18 pièces op. 72, Valentina Lisitsa a choisi le cycle des Saisons, rarement interprété en entier. L’oeuvre gagne pourtant à être entendue dans son intégralité. L’unité de cette version poétique est réelle, ses contrastes subtils. Avec évidence, sa portée suggestive touche nos sens. Chaque miniature est éclairée par une expression spontanée dont les nuances pénètrent au coeur de l’émotion. Parfois, le phrasé retient légèrement le tempo.
C’est le cas d’Avril avec son pianisme à fleur de clavier, tout en délicatesse. Les pièces animées aux accents de danse sont chatoyantes mais ce sont les épisodes plus intériorisés qui nous touchent le plus. Raffinement et poésie sont de mise dans un sublime Juin dont une rare sonorité cristalline en toute fin de morceau. Son cantabile semble légèrement étirer le phrasé comme pour mieux habiter le temps et le prolonger. De même, Octobre nous bouleverse par sa beauté pénétrante. Cette fenêtre ouverte sur un vécu intime nous envahit par sa mélancolie douloureuse.

Après l’entracte, la pianiste a choisi la suite du Casse-Noisette dans sa version originale pour piano au lieu de l’adaptation souvent préférée de Mikhail Pletnev, comme pour être au plus près de l’essence même du ballet. L’élégance de son jeu va de pair avec l’esthétique raffinée de cette musique. Les personnages prennent vie avec corps et passion. Non sans une touche d’humour, une expression empreinte de facétie enfantine, la pianiste entraine l’auditeur dans la magie de ce conte de Noël. Chaque tableau se succède avec une dimension picturale. La féerie de ce chef-d’oeuvre brille à travers ses mélodies célèbres dont certaines danses irrésistibles comme la Valse des Fleurs ou le Pas des Deux. Le frémissant Moderato Allegro laisse entendre une touche plus dramatique loin des habituelles versions sucrées. Vibrant de générosité, le Final soulève quant à lui l’ovation du public. Valentina Lisitsa lui offre deux bis. Tout d’abord, «Ständchen» de Liszt-Schubert, dont la beauté en apesanteur des voix révèle une expression transcendée, baignée d’amour et de lumière. Puis, la Rhapsodie Hongroise n° 2 en ut dièse mineur de Liszt dans laquelle l’artiste fait corps avec son instrument. Le discours, d’une rare profondeur expressive, est conduit avec une sidérante maestria. L’interprétation est ébouriffante car même à ces tempos inouïs, la prise de risque est parfaitement maîtrisée.

Lien vers l’article: https://www.resmusica.com/2019/01/31/valentina-lisitsa-en-recital-au-theatre-des-champs-elysees/


In echt noch besser als auf Youtube
Saarbrücken. Die Pianistin Valentina Lisitsa startete ihre Karriere im Internet. Jetzt begeisterte der Star bei den Musikfestspielen Saar. Von Oliver Sandmeyer

Das diesjährige Motto der Internationalen Musikfestspiele Saar lautet „New Generation“. Die Pianistin Valentina Lisitsa steht wie kein anderer Festivalgast für die erfolgreiche Umsetzung der Möglichkeiten im digitalen Zeitalter und verzückte am Freitagabend ihr Publikum in der Aula der Universität des Saarlandes.

Mit der Verp??ichtung von Lisitsa ist den Organisatoren der Musikfestspiele ein toller Coup gelungen. Das macht sich auch am Andrang in der Aula bemerkbar, ist die Musikerin doch ein Star der klassischen Musik. Diesen Status hat sich die gebürtige Ukrainerin selbst erarbeitet: Ausgebildet an einem Musikkonservatorium emigrierte Lisitsa 1992 in die USA. Und obwohl sie gemeinsam mit ihrem Mann als Klavierduo mehrere Wettbewerbe gewann, stagnierte ihre Karriere irgendwann.

Das ändert sich als Lisitsa 2007 ein Video auf YouTube hochlädt: Ein Clip – wie sie selbst sagt „in dürftiger Qualität“ –, der sie beim Spielen von Sergey Rachmaninoffs „Etüde op. 39 Nr. 6“ zeigt: Es ist ein ungewöhnlicher Anfang einer Karriere mit internationalem Ruhm im sonst so konservativen Geschäft der klassischen Musik. Schon im Folgejahr spielt Lisitsa in der Royal Albert Hall und erhält einen Vertrag beim renommierten Plattenlabel Decca. Heute hat ihr YouTube-Kanal mehr als eine halbe Million Abonnenten, ihre Videos wurden mehr als 200 Millionen Mal angeklickt. Sie spielt Konzerte rund um den Globus und hat mehr als zehn CDs veröffentlicht. – Ein riesiger Erfolg.

Für das Saarbrücker Publikum spielte die Ukrainerin am Freitag ein Klavierrecital von bisher unentdeckten Werken Pjotr Iljitsch Tschaikowskis. Das alles ist kein Zufall: Lisitsa hat jüngst eine CD-Box mit allen Tschaikowski-Arbeiten für Solo-Klavier veröffentlicht.

Mit elf Kompositionen gestaltet sich die Liste der Lieder umfangreich. Doch einzelne Stücke aus dem Konzert hervorzuheben, wirddem Auftritt nicht gerecht: Lisitsa spielt die ersten acht mit kaum erkennbaren Pausen, die Lieder ??ießen vielmehr in Mixtape-Manier ineinander. Durch dieses pausenlose Spiel bringt die Musikerin ihr Publikum dazu, sich ohne ablenkendes Applaudieren auf die Musik einzulassen – was eine regelrechte Sogwirkung entwickelt. Auch bei der Performerin: Lisitsa spielt, meist lächelnd, mit geschlossenen Augen und in die Musik versunken. Ihre Lippen be??nden sich dabei in ständiger Bewegung – sie scheint jede Note, jeden Tastenanschlag mitzusingen.

Nach dem tatsächlich majestätischen „Coronation March“, bei dem die Pianistin mit ihrem Instrument ein zum Regen passendes Donnerwetter heraufbeschwört, ist eine kurze Pause vorgesehen. Doch die Begeisterung des Publikums lässt Lisitsa auf diese verzichten, um sich nach der „Grad Sonata G-Dur op.37“ und dem „Slawischen Marsch“ die verdienten stehenden Ovationen abzuholen. Wer diesen fantastischen Auftritt verpasst hat, kann sich nun gut und gerne selbst bemitleiden – aber es gibt ja noch Trostp??aster auf Lisitsas YouTube-Kanal.

Die Musikfestspiele Saar laufen noch bis Sonntag, 26. Mai. Termine und Karten gibt es im Internet auf der Seite
www.musikfestspielesaar.de